Un policier pose sa main sur votre épaule. Ou vous recevez une convocation au Palais de justice. Quelle que soit la forme, une arrestation est un choc, et les premières décisions prises dans les heures qui suivent peuvent déterminer l’issue de votre dossier pour des années. Voici un guide factuel, étape par étape, pour ne pas improviser.
L’essentiel en 30 secondes
- Vous avez le droit de garder le silence, exercez-le immédiatement et sans exception.
- Demandez un avocat dès l’arrestation : c’est un droit constitutionnel que la police doit respecter.
- Tout ce que vous dites peut être utilisé contre vous, même les commentaires informels.
- BMD Avocats, cabinet criminaliste à Montréal, répond aux urgences 24 heures sur 24.
Comprendre la mécanique d’une arrestation au Québec
En droit canadien, une arrestation déclenche automatiquement des protections constitutionnelles prévues par la Charte canadienne des droits et libertés. L’article 10 garantit notamment le droit d’être informé des motifs de l’arrestation, le droit de consulter un avocat sans délai et le droit de connaître l’existence de l’aide juridique. La police a l’obligation légale de vous informer de ces droits, et si elle ne le fait pas, les éléments de preuve recueillis peuvent être exclus du procès.
Selon le cabinet d’avocats à Montréal BMD Avocats, dans environ un tiers des dossiers traités chaque année, les clients avaient fait des déclarations spontanées aux policiers avant d’avoir eu accès à un avocat, des déclarations qui compliquent ensuite considérablement la défense.
| Étape | Ce que vous devez faire | Ce que vous ne devez PAS faire |
|---|---|---|
| 1. Au moment de l’arrestation | Rester calme, ne pas résister | Fuir, argumenter, insulter |
| 2. Lors de l’interrogatoire | Exercer votre droit au silence | Tenter d’expliquer ou justifier |
| 3. Droit à l’avocat | Demander un avocat immédiatement | Accepter d’être interrogé avant |
| 4. Remise en liberté provisoire | Respecter toutes les conditions | Contacter la victime ou violer une ordonnance |
| 5. Divulgation de preuve | Analyser avec votre avocat | Ignorer les documents reçus |
Les signaux d’alerte que votre dossier est mal parti
- Vous avez parlé aux policiers sans avocat présent ou sans avoir réclamé votre droit au silence.
- On vous a placé en garde à vue plus de 24 heures sans comparution devant un juge.
- Des perquisitions ont eu lieu à votre domicile, les mandats peuvent être contestés.
- Vous avez signé des documents sans les comprendre pleinement.
- Vos conditions de remise en liberté sont floues ou semblent disproportionnées.
Chacun de ces éléments est une porte d’entrée potentielle pour votre défense. Un avocat criminaliste examine ces points en détail pour identifier les violations de vos droits.
Pourquoi agir dans les premières 48 heures à Montréal
Le système judiciaire québécois fonctionne à un rythme précis. Après une arrestation, une comparution devant un juge doit avoir lieu dans les 24 heures (ou dès que raisonnablement possible). C’est lors de cette comparution qu’une demande de remise en liberté peut être présentée. Si personne ne la dépose correctement, vous restez détenu. Plus vous attendez pour contacter un avocat, plus les leviers disponibles se réduisent.
Foire aux questions
Ai-je le droit de refuser de parler à la police ?
Absolument. Le droit au silence est constitutionnel au Canada. Vous êtes obligé de vous identifier (donner votre nom et adresse), mais vous n’avez aucune obligation de répondre aux questions des policiers, même celles qui semblent anodines. La meilleure pratique : dites calmement ‘Je veux parler à un avocat avant de répondre à toute question’, puis gardez le silence.
La police peut-elle perquisitionner mon domicile sans mandat ?
En règle générale, non. Un mandat de perquisition doit être autorisé par un juge et doit préciser les lieux à fouiller et ce qui est recherché. Des exceptions existent (consentement, urgence), mais elles sont encadrées. Si une perquisition a eu lieu sans mandat valide, votre avocat peut demander l’exclusion des éléments saisis.
Qu’est-ce qu’une remise en liberté provisoire et comment l’obtenir ?
C’est la procédure par laquelle un accusé est libéré en attendant son procès, parfois avec des conditions (couvre-feu, interdiction de contact, dépôt d’une caution). L’audience de remise en liberté est une étape critique : un avocat qui la prépare bien peut faire la différence entre rentrer à la maison ce soir ou rester détenu.
Vous venez d’être arrêté, ou un proche vient d’être intercepté par la police ? Composez le 514 666-1111 maintenant. L’équipe de BMD Avocats, cabinet criminaliste à Montréal et Laval, prend en charge les situations d’urgence à toute heure pour défendre vos droits dès la première minute.

