Vous avez été arrêté suite à une dispute à la maison. La police est intervenue après un appel, et maintenant vous faites face à des accusations criminelles. En matière de violence conjugale, le Québec adopte une politique de tolérance zéro : une fois les accusations déposées par le procureur de la Couronne, ni vous ni votre partenaire ne pouvez les retirer. Comprendre cette réalité est la première étape d’une défense efficace.
L’essentiel en 30 secondes
- La violence conjugale entraîne des accusations criminelles distinctes, même si la victime retire sa plainte.
- Des conditions d’interdiction de contact sont imposées dès l’arrestation et violent votre vie familiale.
- La défense doit agir vite : témoins, messages, preuves photographiques s’effacent rapidement.
- Selon le cabinet d’avocats à Montréal BMD Avocats, chaque dossier de violence conjugale est unique et mérite une stratégie sur mesure.
La mécanique judiciaire spécifique à la violence conjugale
Au Québec, les dossiers de violence conjugale sont traités par des procureurs de la Couronne spécialisés, au sein de divisions dédiées dans les palais de justice. Cela signifie que vous faites face à des adversaires expérimentés et dotés de ressources importantes. La décision de continuer les poursuites appartient au procureur, pas à votre partenaire. Même si ce dernier souhaite retirer sa plainte ou ne plus témoigner, l’État peut maintenir les accusations sur la base d’autres éléments de preuve.
Selon le cabinet d’avocats à Montréal BMD Avocats, les dossiers de violence conjugale représentent une portion significative de leur pratique annuelle, et dans plusieurs cas, la version des faits de l’accusé n’a jamais été correctement documentée dès le début, ce qui fragilise la défense à long terme.
| Type d’accusation | Infraction associée | Conséquences possibles |
|---|---|---|
| Voies de fait simples | Art. 266 Code criminel | Jusqu’à 5 ans d’emprisonnement |
| Voies de fait graves | Art. 268 Code criminel | Jusqu’à 14 ans d’emprisonnement |
| Harcèlement criminel | Art. 264 Code criminel | Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement |
| Menaces de mort | Art. 264.1 Code criminel | Jusqu’à 5 ans d’emprisonnement |
| Séquestration | Art. 279 Code criminel | Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement |
Les signaux d’alerte qui compromettent votre défense
- Vous avez violé une ordonnance de non-contact, même avec le consentement de votre partenaire.
- Vous avez publié des messages sur les réseaux sociaux concernant l’incident ou la victime.
- Des témoins de la dispute existent, mais personne n’a pris leurs coordonnées.
- Des blessures ont été photographiées par la police, des contre-preuves médicales peuvent être nécessaires.
- Vous n’avez pas consulté d’avocat avant votre première comparution.
Pourquoi le contexte montréalais change la donne
À Montréal, le Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale a été mis en place pour traiter ces dossiers avec une sensibilité accrue. Les juges et procureurs y sont formés pour détecter les minimisations et les récits contradictoires. Cela ne signifie pas que vous êtes coupable, mais cela signifie que votre défense doit être préparée avec le même niveau de rigueur. Un avocat qui connaît ce tribunal et ses pratiques locales est un atout décisif.
Foire aux questions
La victime peut-elle retirer sa plainte en matière de violence conjugale ?
Non, pas dans le sens où cela arrêterait les poursuites. La plainte appartient à l’État québécois, pas à la victime. Celle-ci peut refuser de témoigner, mais le procureur peut la contraindre à comparaître comme témoin ou utiliser d’autres éléments de preuve. Il est donc essentiel de ne jamais contacter la victime pour la convaincre de retirer sa déclaration, cela constituerait une nouvelle infraction.
Quelles sont les conditions habituelles imposées après l’arrestation ?
Dans presque tous les cas de violence conjugale, une ordonnance de non-communication est émise. Elle peut interdire tout contact direct ou indirect avec la victime, vous forcer à quitter le domicile familial et imposer un couvre-feu. Violer ces conditions est une infraction criminelle distincte qui aggrave considérablement votre situation.
Une défense pour violence conjugale peut-elle réussir ?
Oui. La légitime défense, la fabrication de la preuve, les contradictions dans les déclarations de la victime, et les violations de la Charte lors de l’arrestation sont autant d’axes de défense valables. Chaque dossier est différent. L’objectif de votre avocat est de bâtir la stratégie la plus adaptée à votre situation spécifique.
Vous faites face à des accusations de violence conjugale à Montréal ou à Laval ? Ne laissez pas les premières heures déterminer votre avenir. Contactez BMD Avocats dès maintenant au 514 666-1111 pour une évaluation confidentielle et immédiate de votre dossier.
